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Le thé: toute une histoire ! Le thé de Chine

Le thé: toute une histoire ! Le thé de Chine Fotolia/Jacqueline Abromeit

Le thé tient ses origines de la Chine. Si l'Egypte fut un don du Nil, la Chine fut un don spirituel des théiers qui se sont effeuillés au cours des siècles. Découvrez tout ce que vous ne saviez pas sur le thé...

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Retour aux origines d'une feuille millénaire

Le thé chinois :

Le premier nom du thé, dans les temps anciens était "tu" (la plante comestible amère), puis "ming" (le bourgeon) et enfin "cha" au 7ème siècle.
Qu'est-ce que le "ch'a" ? C'est le nom du thé lorsqu'il n'est pas Chia, au parfum délicat, ni Ch'wan, moins parfumé et au goût amer et fort : le Ch'a est "Amer quand on le goûte, doux quand on l'avale", d'après Lu Yu (733-804). Les premières traces écrites sur le thé datent de cette époque, ce Lu Yu a rédigé Le Classique du Thé, texte dans lequel il associait déjà la connaissance du thé à une quête spirituelle. Dans ce traité, il est expliqué comment produire du thé à partir des feuilles. La récolte se faisant au printemps pour les meilleurs bourgeons, pas moins de 6 étapes étaient nécessaires à leur transformation afin d'obtenir une galette de thé séché nommée "la Lune de Thé".(250 g environ)
Pourquoi une galette ? Son transport et sa conservation sont facilités. Néanmoins, l'histoire fera que, pour des raisons économiques, on choisira de supprimer une étape de la transformation (le moulage), donnant naissance au thé en vrac, puis le thé en sachet...
Aux origines, on mangeait les feuilles de thé, préparées en soupe. L'importance du goût était fondamentale, en particulier en ce qui concerne la dualité doux-amer : l'amer étant la qualité de la plante, le doux étant révélé par le travail de la feuille de thé lors de sa manufacture.
Le thé "Chan" fut adopté par les moines bouddhistes puis il trouva son pendant au Japon avec le Zen, le thé était alors bu lors de séances de méditation.
Les populations chinoises, au fil des siècles, ont agrémenté la "soupe" d'écorces d'agrumes, de fruits comme la jujube ou la cornouille, d'épices, d'oignons, d'herbes aromatiques ou de farine de céréales.

Le thé ancestral des minorités ethniques :

Les Mongols, les Tibétains, les Népalais et certaines ethnies des montagnes et des steppes ont conservé encore aujourd'hui la coutume de consommer le thé préparé en décoction (et non en infusion), baratté avec du beurre rance de yack et du sel. Une telle préparation est extrêmement riche et permet de pallier les carences alimentaires et de résister à la rudesse du climat en haute montagne.

Le thé à la cour de Chine :

A partir du 11ème siècle, pendant l'ère Da Guan (dynastie Song), l'empereur Huizhong, proposa une nouvelle façon de préparer le thé, il préconisait de réduire en poudre très fine le thé effrité de "la Lune de Thé vert" en le passant dans une demi-meule. La poudre ainsi obtenue devait être fouettée à même le bol avec un petit fouet. L'art du thé commençait à se raffiner à travers un esprit de célébration : la gestuelle ainsi que les objets étaient importants pour la mise en valeur du thé. Les Japonais furent conquis par cette technique.

Le thé chinois popularisé :

Sous la dynastie Ming (1368-1644), c'est un empereur fils de paysan qui réorganisa le monde agricole en favorisant l'essor de la production du thé, il en simplifia le processus de fabrication pour une question de rentabilité et c'est ainsi que le thé chinois partit à la conquête des marchés internationaux et qu'il se démocratisa.
Suite à la demande exponentielle, les petits producteurs diversifièrent leurs produits en proposant des thés de différentes couleurs, prenant le forme de consommation que nous connaissons actuellement. Mais la majorité des Chinois consomment du thé vert.
Au niveau des plantations, elles sont situées majoritairement dans le Sud de la Chine (Zhejiang, Jiangsu, Anhui, Fujian, Guangdong, Hunan, Sichuan, Yunnan, Hubei) et à Taïwan, île ayant été annexée à la fin du 17ème siècle par les Chinois. C'est d'ailleurs sur cette île très fertile que la production de thé bleu-vert (wu-long) est la plus importante.

Perfectionnement de l'art du thé :

La diversification des ustensiles, la recherche pour la meilleure infusion, la meilleure dégustation du thé, tout ce qui favorisera la philosophie du thé va se développer au cours des siècles jusqu'à la révolution culturelle dans les années 1966. Depuis, on constate un retour à l'intérêt consacré à l'art vivant des façonnages des feuilles de thé et le perfectionnement dans l'élaboration des thés. Les spécialistes du thé alimentent activement la recherche pour obtenir le thé le plus aromatique dans la couleur désirée. Vont se développer les ventes aux enchères pour des thés millésimés pouvant s'acquérir pour plusieurs millions d'euros. Le thé tend à devenir depuis quelques années une plante à grande valeur artistique et commerciale. Le thé est tout autant une boisson populaire du quotidien qu'un breuvage à déguster dans des maisons de l'art du thé. Le thé devient de plus en plus un produit de luxe gastronomique.

Découvrez l'essentiel sur la dégustation du thé...

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Le thé russe
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Consultez également La dégustation du thé au jasmin à la Maison des Trois Thés.


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