La sociologie complexe des rapports oedipiens entre les enfants et leurs pères rend la chose trop complexe (voire kafkaïenne).
Le jour de sa fête, le Père (le Mâle Dominant) doit prendre les siens à contre-pied et les bluffer sévèrement pour redorer son image. Ce jour-là, on lui pardonnera tout. Secrètement il voudra se rembourser affectivement.
Il est dur de lutter en terme de popularité contre la place privilégiée que la mère entretient avec ses enfants. Evitez de le gâter avec les plats venant de chez le traiteur, de la saga surgelée, des tests culinaires affligeants... Ce jour-là, il voudra éblouir ce qu'il aime le plus : sa Famille. En vérité la fête des Pères c'est autre chose...
Il montera aux fourneaux en solo ou avec sa marmaille, il s'offrira un moment privilégié et risqué. Il cuisinera ce que préfèrent ceux qu'il aime. Il aura alors tous les prétextes pour se préparer ce qu'il préfère et que personne n'apprécie. Le père a des goûts bizarres aux yeux de sa famille : tripes, andouillettes, il aime par-dessus tout montrer sa force, en tronçonnant le homard comme à Beuzec, ou en sacrifiant une andouillette innocente.. Mais s'il déguste souvent en solitaire une andouillette grillée, le jour de sa fête, vous l'observerez se régaler et promis, personne ne commentera pendant que le Papa se régale. Bonne fête 'Pa !
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